Fabrique de céramique Gentil & Bourdet

Mosaïques à Versailles et autres photos

dimanche 28 août 2011, par Gentil & Bourdet

Je vous ai parlé récemment des mosaïques bleues de Gentil & Bourdet.

Eli, une bloggeuse amie, fan d'art nouveau, qui s'est entichée de Gentil & Bourdet à mon contact, m'a envoyé tout plein de belles photos de réalisations sur Versailles. Ce sont des références connues, mais nous n'avions pas les détails de la réalisation.

Tout d'abord, la rue des missionnaires :. Architecte Brunet et date inconnue.

On constate que malgré le manque d'entretien, les mosaïques Gentil & Bourdet ont bien résistées au temps (Ils savaient faire des choses résistantes dans ce temps)

C'est du grand classique Gentil & Bourdet, avec ses pastilles rondes et ses feuilles bleues. Comme d'habitude, c'est très symbolique, on ne peut déterminer la nature exacte des feuilles. Et a bien y regarder, les ronds blancs donnent de loin un bel aspect aux fleurs.

Ici, on distingue bien la technique employée. C'est de la mosaïque bon marché, mais efficace pour le rendu.

Petit détails amusant, un claustra connu

On le retrouve dans les catalogues

Ensuite, nous avons l'immeuble de la rue Berthier Architecte, encore le fameux Brunet ,date inconnue.

On retrouve les feuilles bleues et les pastilles blanches

Mais la frise est moins courante. Ici Gentil & Bourdet ont fait quelque chose qui sort un peu de leur ordinaire.

A noter la présence du même claustra que rue des missionnaires :

En parlant de réalisations moins courante, Eli m'a aussi envoyé des photos du 29 rue du Louvre à Paris. Architecte Letourneau, 1908. (Elle est mordue, je vous dis)

Un immeuble bien défiguré par une rénovation malheureuse, mais ils ont conservé les céramiques, Ouf !! Nous n'avions qu'une photo éloignée. La réalisation est très originale pour Gentil & Bourdet. c'est la seule fois que je vois ce genre de motifs et ils n'apparaissent pas dans les catalogues. Simple mais efficace une fois encore.

Il n'y aurait eu la signature, je ne sais si j'aurai validé son attribution.

Un grand merci à Eli pour ces belles photos.


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Enghien-les-Bains

dimanche 14 août 2011, par Gentil & Bourdet

Cette année, pendant mes congés, je ne suis pas parti et n'ai donc pas pu découvrir de nouvelles références gentilbourdesques.

Pour me consoler, j'ai surfé sur la toile et ai eu l'agréable surprise de voir que le ministère de la culture avait mis en ligne des notices sur des habitations sur Enghien-les-Bains dont plusieurs ont des références G&B.

La majorité des informations et photos cités ici sont issus des bases Mérimée et Palissy © Région Ile-de-France - Inventaire général du patrimoine culturel et de l'auteur des notices Jean-Bernard Vialles.

9 avenue de la ceinture.

Tout d'abord, nous trouvons une Maison de villégiature, dite villa artistique de 1921

La maison est aujourd'hui complètement dénaturée

La notice Mérimée cite Bigot et Gentil & Bourdet comme céramistes, belle confrontation. Par contre les architectes Emile Thion et P. Grosch sont inconnus comme collaborateurs de G&B
La seule image visible sur Palissy

montre une céramique de Bigot (les pastilles sont caractéristiques). Je n'ai aucune idée de ce qu'a pu faire la fabrique G&B ici, mais on va creuser.

24 rue Felix Faure

Ensuite, nous avons une maison

Avec des claustras et décors bien connus

Architecte et date inconnus, seuls Gentil & Bourdet sont cités (certainement en comparaison avec des modèles de catalogue)

65 boulevard Cotte

Nous avons aussi une autre maison de 1914, architecte inconnu.

L'auteur de la notice se base sur le style de la mosaïque

pour l'attribuer à Gentil & Bourdet.

Détail de l'un des frontons cintrés ornant le haut des baies : décor de mosaïque, production de l'entreprise Gentil et Bourdet, caractérisée par la présence de pastilles de céramique blanche et des motifs de feuilles bleues pré-moulés insérés dans le réseau des tesselles.

ce qui conforte l'analyse que j'avais faite dans un précédent billet

74 boulevard Cotte

Enfin, j'ai gardé le meilleurs pour la fin. Une maison de Henri Moreels (1927)

MAJ du 29/08/2011 : aujourd'hui j'ai un doute

Le vestibule a une superbe mosaïque caractéristique de Gentil & Bourdet

On y retrouve les décors classiques, mais ici réalisés au sommet de cet art.

un peu comme à Limoges :

A noter que l'auteur dit Ce panneau de mosaïque mis en place en 1927 lors de la construction de l' édifice par l' architecte Henri Moreels, a été produit par l' entreprise Gentil et Bourdet qui, depuis 1905 date de sa création et de son implantation à Boulogne-Billancourt, s' est spécialisé dans le décor architectural (grès, émaux de Venise, pâte de verre, marbre). Ce panneau est une reprise du modèle diffusé par l' entreprise sur la couverture de l' un de ses catalogues.

Je connais bien les catalogues Gentil & Bourdet, et seul celui de mosaïque pourrait correspondre à son analyse

Mais la ressemblance n'est pas flagrante

Le sol est intéressant car beaucoup moins dans le style Gentil & Bourdet

Il serait possible (mais un peu étonnant tout de même) qu'un autre mosaïste ait sévit ici dans la même pièce. On va donc dire que c'est aussi du Gentil & Bourdet.

A noter à l'extérieur, des faïences peintes

Ca, ce n'est pas du Gentil & Bourdet, ils n'ont pas fait dans ce style.

MAJ du 28/08/2011 : En fait même la mosaïque n'est pas de Gentil & Bourdet ! Voir mon billet


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Avis de recherche no 2 : Saint Sébastien (Espagne)

jeudi 28 juillet 2011, par Gentil & Bourdet

Quelques échanges récents de commentaires avec Eli, une blogeuse fan d'art nouveau, qui fait ses billet en français et en espagnol, mon remis en mémoire des références gentilbourdesques non localisées, situées en Espagne, à Saint Sébastien.

Si jamais quelque lecteur avait une idée de localisation

Tout d'abord un magasin IRIBAS :
Il semble dans la pure lignée des mosaïques dont j'ai déjà fait un billet, plus quelques carreaux de céramique. A part ça, je doute que la devanture existe encore aujourd'hui. Le modernisme des années 60 a du la recouvrir. (Quoi que les superbes vitraux ont peut-être contribués à sa conservation)

Ensuite, nous avons une autre référence toute autre : la voute d'une chapelle.
Cette photo est issu d'un catalogue de ca 1930 est manifestement un photo-montage Là, je pense que la voute est toujours visible, mais quelle est cette chapelle ? (en écrivant ce billet, je me rend compte que cette photo mérite à elle seule un billet. A voir ..)

Lors de vacances en Pays Basque français en 2008, je suis allé faire un tour une journée à Saint Sébastien. L'office de tourisme ne m'a été d'aucune utilité sur ces coups là.

D'autre part, il faisait un temps de chien, peu propice à une balade dans cette ville qui mériterait une visite plus approfondie, bref mauvais plan!

Une chose m'a troublé, voire choqué, les églises: une moitié est fermée, l'autre a des horaires d'ouverture contraignants (la cathédrale n'était ouverte que 2 heures le matin et 2 heures l'après-midi !), mais, bon, à chaque pays ses habitudes.

Bon, malgré ce temps pourri, je suis tout de même allé vers le fameux "Monte Igueldo" et mon oeil attentif a remarqué la façade du funiculaire.

Ces éléments pourraient être du Gentil & Bourdet, mais je n'y crois pas trop. Les grosses guirlandes, grosses fleurs, ce n'était pas trop leur truc (quoi qu'ils en aient fait), mais je suis curieux de savoir qui a fait cela.

Sinon, pour en revenir au sujet de ce billet, si quelqu'un a une idée sur les trois sujets...


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arantelle (4/4)

(Suite et fin de notre feuilleton estival)

En quarante-huit heures, les parties refaites furent mises en casettes et le nouveau four allumé. Infatigablement, Gentil n’abandonna pas un instant la surveillance des alandiers, mangeant sur place, se reposant seulement sur un fauteuil de jonc.
ll se doutait que Cargès, qui excursionnait souvent dans les vieux livres aux coins jaunis, moisis et piqués aux vers, avait du récolter quelque ancienne formule qu’il appliquait triomphalement avec une foi d’enfant.
C'était ce que craignait Gentil. Une fois n’avait-il pas aperçu, dans l’atelier du céramiste, un manuscrit du douzième siècle dont le titre... suggestif indiquait suffisamment la simplicité de l’auteur et la naïveté présumée de son ouvrage:
<< Les troys Libvres de l'art du poter esquels se traite : non seulement de la pratique mais de tous les secrets de ceste chouse.>>[1] Et, gravement, cela était signé: << Cyprian Piccolpossi. >>
Sur de la réussite cette fois, il restait pour Gentil a tromper l'impatience de Cargès qui, à diverses reprises, vint s'inquiéter de l'état du travail. Chaque fois son ami lui affirmait le son four n’était pas encore assez refroidi pour le démurer et en extraire les casettes. Trop de hâte compromettrait la réussite. .. Ainsi, il espérait parvenir a défourner en même temps la première cuisson et celle secrètement recommencée.
Mais il avait compte sans la ténacité du sculpteur. Cargès, revenu à la charge, jugeant le refroidissement suffisant à la température extérieure des briques, s’emporta, argua connaitre assez le métier de céramiste pour décider le moment venu, exigea même enfin la démolition de la porte murée, et lui-même, armé d'un pic, y porta le premier coup.
Genlil dut céder.
Une à une, les briques tombèrent et de la brèche ouverte sortit comme un souffle ardent de bête. Roch. qui avait voulu pénétrer dans le four, recula a demi-asphyxie. Piétinant sur place, il dut attendre que la circulation de l’air eut un peu abaisse la température. Enfin, les ouvriers commencèrent à extraire avec précaution les casettes encore brulantes. De nouveau, il fallut patienter avant de les ouvrir.
Après s'être longtemps défendu, Roch se résigna a aller déjeuner avec Gentil, qui mourait de faim ; mais, la dernière bouchée avalée, il le ramena en toute hâte. Une casette fut ouverte. Le premier fragment de l’oeuvre apparut aux yeux. C'était un coin de ciel embrasé par l’aurore... Cargés eut un cri de retentissant triomphe, auquel vint, en écho, le murmure admiratif des ouvriers.
Sur un adorable dégradé de teintes rosissantes, un éclaboussement de lumière patinait le ciel d’or tendre, adouci comme le vermeil pâli des vieilles orfèvreries. Une fraicheur se dégageait de ce coloris éclatant et il semblait que la brise matinale le caressât de son haleine et de ses arômes.

- Hein? triompha Cargès, en tournant vers Gentil

sa face, elle aussi, rayonnante comme une aurore.

- Merveilleux! dit le jeune céramiste.
- Voila, mon petit. Tous, vous avez paru vous f... de moi quand j’ai verse ma drogue. Qui avait raison ?...

Gentil ne répondit pas; il songeait aux figures.
D’autres casettes ouvertes montrèrent de somptueuses draperies,d’éclatantes floraisons... Soudain, Roch avait pâli; une figure venait d'apparaitre.
Ah! ces tons de vie qu’il avait cru trouver !...
Hélas ! des balafres vergetaient les chairs, tels des stigmates de maternité ou de monstrueuses envies...
L'artiste épouvanté eut un cri de désespoir :

- Mes figures !... Mes chéres figures !...

Et deux lourdes larmes débordèrent, sillonnèrent les joues de l'athlète précipité du faite qu’il croyait escaladé.
Mais Gentil se jeta à lui.

- Maitre, ne désespérez pas!... La, dans cet autre four, vos figures sont à nouveau cuites. Dans deux jours, vous les verrez sortir immaculées.

Et tout bas, il avoua
- Je redoutais ce désastre. Voila pourquoi je retardais l’ouverture de ce four; je ne voulais le dégarnir qu’en même temps que l’autre, hors votre présence, afin de vous cacher l'insuccès.
Cargès élargit les bras :

- Embrasse-moi! Tu es un ami, toi !... Merci !.. Deux jours, dis-tu ?.. Qu’ils vont étre longs

Il s’absorba un instant, puis avec une anxiété puérile et touchante, il risqua une prière timide :

- Dis !... On ne pourrait pas ouvrir aujourd’hui ‘?

Gentil sourit :

- Cher maitre, soyez raisonnable. Vous savez le proverbe : il ne faut pas jouer avec le feu. Ne risquons pas un nouvel échec par trop d'impatience.

Démonté par sa déception récente, le rétif Cargès de naguère se soumit en enfant docile.

- Quand tu voudras, petit. Je m’en remets à toi... Mais ne t’amuse pas à me faire languir.
- Je ne veux que votre succès, riposta Gentil.
- Parbleu! je le sais bien. Tu as raison, je suis un grand fou !... Toi, heureusement, tu es sage pour moi... Tiens ! embrasse-moi encore!

L'accolade fut chaude et étroite, puis Roch reprit :

- Dire que sans toi, sans ton initiative, j’en aurais encore pour plus d’une semaine à voir tout remis en cause et à me ronger d'angoisses !... Penser surtout que tu voulais me cacher mon erreur, épargner a mon orgueil la constatation de ma folle expérience? Ah! mon petit, ça ne s’oublie pas!... D’autres que toi se seraient complus a prouver qu’ils avaient raison, à me mettre le nez dans mon ordure... Toi, non !... Tu n’as pensé qu’à m'éviter un chagrin, à ménager mon coeur et ma vanité... Et j’aurais pu n’en rien savoir !... Ah! je suis heureux maintenant de t’avoir force a éventrer le four... Mon entêtement m'a prouvé que j’étais un présomptueux, soit !... En revanche, il m’a donné d'approfondir la générosité d’un coeur d’ami.
- Maitre, se défendit Gentil, ne m’accablez pas d’un tel éloge. D’ailleurs, vous n’avez pas eu tort en tout. Votre audacieux essai a paré de tons prestigieux, de reflets inattendus tout le décor de votre oeuvre. Vos acides ont donc sur les émaux des effets merveilleux. Seules, les chairs qui réclament une unité n’ont pu supporter vos réactions trop violentes. Il ne subsiste pas moins de cela une réelle et magnifique trouvaille. Ensuite, il existe un coté d'égoïsme personnel dans ma conduite. On saura que votre oeuvre sort de mes fours et son succès doit m'être profitable. J`ai donc aussi travaillé pour moi.
- Non ! rétorqua le sculpteur; tu sais bien que je n’aurais pas laissé mettre en place mes figures abimées, que je les aurais recommencées et que le premier insuccès même connu, je ne t’en aurais pas laissé attribuer la responsabilité puisque c’est malgré toi que j’ai tenté mon expérience dont, par ailleurs, je ne puis me repentir... Non ! tu n’as pas songé a toi, hors de cause, mais bien à moi seul ! Penses-tu donc que la reconnaissance pèse à mon coeur, que tu veuilles m’en affranchir ? Tu n’y parviendras pas, petit; je reste, avec joie, ton débiteur, ou plutôt, car entre nous ces termes commerciaux n’ont rien à voir, je reste à jamais ton frère !...

Le soir, attablé a la terrasse de l'abbaye de Théleme, en compagnie de Leglas accouru chez lui en quête de fraiches nouvelles, Cargès fiévreusement s'entêtait :

- Ah! sauf pour ces bougresses de figures, mon Vieux, quelle idée merveilleuse !... Mon procédé vaut de l’or, de l’or, entends-tu Si tu avais vu !... Tu verras, d’ailleurs, mes fonds, paysages et ornements et tu concluras alors... De la lumière sculptée et peinte... pourtant vivante... Pas un encore n’a trouvé de tons pareils, pas même les peintres... Non! ce n’est pas ce farceur de Lormon qui me fera le pige ;

- Monet, peut-être... et encore Monet ?...

Et dans la nuit dont sa fièvre buvait avidement la fraicheur, sa voix se grossissait dans un défi juvénile pour jeter un dernier :

- Et encore Monet ‘?...

(FIN du chapitre III)

Et fin de cette série de billets. Vous pouvez trouver l'ensemble du livre en ligne sur le site de la BNF

[1] Ce livre existe vraiment et je l'ai retrouvé à la BNF Il parle effectivement entre autres de couleurs dans la poterie, mais je n'ai rien vu sur des acides à jeter au moment du grand feu
Peut-être un tel procédé a t-il été utilisé par Gentil & Bourdet, mais le livre cité ici doit être un leurre (toujours la concurrence ?) Il est tout de même possible qu'il y ait eut des essais de ce type avec des résultats plus ou moins concluants.


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Soudain, le doute m'assaille ...

mardi 26 juillet 2011, par Gentil & Bourdet

Récemment, un article d'une blogeuse, fan d'Art Nouveau m'a remis la Maison GeschwindenHammer à Nancy en mémoire.
Superbe façade de 1905 des architectes Henri Gutton et Joseph Hornecker, décoré de grès et de mosaïque, ces éléments décoratifs étant attribués à Gentil & Bourdet

Effectivement, certains éléments sont sans conteste issus de cette fabrique :
Les balustres :(que l'on retrouve d'ailleurs à Fécamp dont notre blogeuse fit également un article)
Les métopes
On les retrouve dans les catalogues, ceci ne pose aucune contestation !!

Mais la mosaïque est plus troublante, même si Mérimée l'attribue à G&B

J'aimerai avoir tord, mais là j'ai un doute : Nous sommes en 1905 et Gentil & Bourdet n'ont pas fait à cette époque de mosaïque traditionnelle connue, surtout de cette qualité. Leur métier, alors, c'est la céramique, le grès flammé où ils excellent. Comme pour une rampe d'escalier (1903) de la villa Luc , toujours à Nancy, un "Chef d'Oeuvre".

En matière de Céramique, on retrouve à la même époque, d'autre ouvrages: des bibelots (vase, cendriers, etc..), de la fumisterie (cf l'Hotel d'Angleterre en 1903), ou de la décoration architecturale. On est à cette époque dans leur "coeur de mérier" et leur stand de l'exposition de liège de 1905 le montre bien. On y retrouve d'ailleurs l'escalier.
Pour la mosaïque il faudra attendre plus tard pour voir des très belles choses comme La société générale,
Contrexeville ou le Royal automobile club de Londres (dont j'ai fait un précédent billet )

Mais ces dernières sont des mosaïques qui sortent d'un certain classicisme. On y voit des incrustations de grès pré-formés qui sont leur touche personnelle :

Incrustations que l'on en retrouve pas dans cette fenêtre qui est d'un plus pur style académique et il faudra encore attendre quelques années pour les voir revenir à ce classicisme. (L'hotel Frugès est un bel exemple)

J'espère un jour pouvoir consulter des archives qui permettrons de lever ce doute, car cette fenêtre est tout de même un pur "chef d'oeuvre" et je serai chagriné que mon doute soit fondé.

PS : Merci à ELI et à son blog sur l'art nouveau pour les photos de la maison.


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Banque Courtois à Toulouse

samedi 23 juillet 2011, par Gentil & Bourdet

Nous savions que Gentil & Bourdet avaient fait une frise sur la Banque Courtois à Toulouse : (Ils ont aussi fait la superbe façade de la dépêche du midi dans la même ville)

La façade de la banque

a depuis été détruite :

Mais j'ai trouvé un billet de loterie intéressant :

On ne retrouve pas le motif original (cliquez sur la photo), mais le style est le même. Il doit s'agir là de la frise sur le fronton, alors que la photo du catalogue doit être une niche latérale.
Un message du service communication de la banque nous dit qu'ils n'ont pas plus d'information sur l'ancienne façade (un peu léger je trouve, surtout que le nouveau bâtiment doit dater des années 80, mais bon ...)
La façade doit dater de 1919 ( Wikipedia cite l'installation de la banque rue Rémusat à cette date).
Seules restent quelques infos à consulter aux archives municipales de la ville (rechercher "banque courtois"), entre autres, une plaquette de 30 pages "Banque Courtois. La Banque Courtois a deux cents ans. 1760-1960 " (Cote B344) présente à la Bibliothèque des archives qui doit être intéressante.

MAJ du 27 Juillet :

J'ai eut une surprise ce matin, la vente sur delcampe, d'un pin's "Restaurant Flo Beaux Arts Toulouse Courtois" représentant une figure me rapellant notre mosaïque ! L'association "courtois toulouse" m'ont fait penser à notre mosaïque, mais que nenni ! il s'agit d'une représentation d'une statue présente dans la Brasserie Flo des Beaux Arts Sans doute cette représentation doit elle être courante à Toulouse. A creuser ...


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